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Actualités
06.05.2009
Création du nouveau site.
Michel.
Dans une région comme Lanaudière par exemple et comme dans la majorité des régions du Québec il existe dans chaque kilomètre carré en milieu urbain selon des études gouvernementales plusieurs marmottes, près d'une vingtaine de moufettes et de ratons laveurs et des centaines d’écureuils.

Ces animaux élisent rarement domicile sur les terrains et près des maisons puisqu'ils craignent les humains et ne créent que rarement des dommages.

Plus généralement au Québec on retrouve une multitude d’invertébrés, de vertébrés, dont 326 espèces d’oiseaux, 199 de poissons, 91 de mammifères, 21 d’amphibiens et 16 de reptiles, qui se distribuent dans le paysage québécois suivant la qualité ou les caractéristiques des habitats qui le composent.

Il est fortement recommandé de ne pas essayer de les approcher, de les capturer, ou de les tuer s'ils sont protégés par la loi gouvernementale : « Faunes et Parcs » qui se lit ainsi :

    * LOI SUR LA FAUNE :
      L.R.Q., chapitre C-61.1
      Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune
    * SECTION V

CAPTURE, GARDE ET VENTE D'ANIMAUX, DE POISSONS ET DE FOURRURES

Interdictions.

~ Une personne ou celle qui lui prête main forte ne peut tuer ou capturer un animal qui l’attaque ou qui cause du dommage à ses biens ou à ceux dont elle a la garde ou est chargée de l’entretien lorsqu’elle peut effaroucher cet animal ou l’empêcher de causer des dégâts. ~

1983, c. 39, a. 67; 1984, c. 47, a. 45; 1988, c. 24, a. 3.

Cependant, il arrive que les animaux de la faune de nos villes deviennent des nuisances détruisant alors parterres, fleurs, jardins allant même jusqu'à fouiller les poubelles à la recherche de nourriture, s'ils sont affamés. On les a vus dans des cas un peu plus rares se faufiler dans des greniers ou des sous- sol ou encore creuser des terriers sous les remises ou les garages pour se protéger contre les éléments.

Auparavent, on capturait les animaux de la faune urbaine, devenus trop familiers, soit pour les euthanasier ou les relocaliser . Rapidement on a du se rendre compte que ceux capturés étaient remplacés par d’autres peu de temps après.

La survie de la faune dépend essentiellement de l’habitat. Toute espèce vivante doit retrouver dans son habitat les éléments nécessaires pour satisfaire l’ensemble de ses besoins fondamentaux : l’alimentation, l’abri et la reproduction.

Les animaux se multiplient en fonction de conditions bien spécifiques :

1. L’alimentation :

Il est facile pour les bêtes de se nourrir dans les villes, villages et dans les alentours. Les sources d’alimentation sont abondantes :

les poubelles, malgré le fait que les bacs fournis par de plus en plus de villes empêchent les animaux de fouiller dedans, il reste toujours les bulbes de fleurs, et les humains nourrissant les animaux de la faune, etc.

La nature commande que tant que la source d’alimentation est existante, l’espèce va se multiplier jusqu’au point de saturation. Si la source d’alimentation existante suffisait à nourrir 500 individus, la nature ne permettrait pas qu’un nombre inférieur ou supérieur à 500 existe.

Si ce nombre, dû à la capture et à la destruction par maladie tombait en dessous de 500, les mères gestantes se mettraient à accoucher de portées plus importantes afin de refaire le territoire.

Résultat : on se retrouve peu de temps après avec le même nombre de bêtes !
.
Historique et LOI
La faune est une composante patrimoniale du Québec. La nature omniprésente jusqu’en périphérie des villes, la diversité et la magnificence des paysages, les grands espaces sauvages, la multitude de lacs et de cours d’eau, la possibilité d’accéder en toute liberté à un vaste territoire public invitent les habitants, les animaux et les visiteurs à cohabiter harmonieusement.

Depuis quelques années, Faune Québec constate que les menaces les plus sérieuses envers la faune concernent davantage leurs milieux de vie que les espèces elles-mêmes. Voilà pourquoi, il existe au Québec une loi dont l’objectif est de protéger les habitats fauniques et, plus spécifiquement, certains d’entre eux situés sur les terres du domaine de l’État.

À titre d’aires protégées, les habitats fauniques, sont un des éléments importants du Plan d’action québécois sur la faune biologique visant à maintenir la diversité des espèces, les ressources génétiques sauvages et l’atteinte d’objectifs de développement durable.

Tous, nous jouissons d’un patrimoine de la faune incomparable dont nous sommes responsables et que nous devons léguer aux générations futures.

Plus près de chez soi les animaux de la faune urbaine ont à leur portée une multitude de possibilités pour se protéger des éléments et se multiplier. Par exemple, les remises ou les garages sans fondations au dessous desquelles les animaux vont se creuser un terrier afin de se protéger des éléments ce qui leur offre une nidification idéale pour les prémunir du froid. Ils peuvent aussi habiter les bâtiments vides ou en ruine, nos remises, nos greniers, les ruelles de restaurants, etc. Tant qu’il existe des espaces pouvant les abriter et leur offrir un minimum de confort, la nature, fidèle à elle-même va commander que les animaux se reproduisent. Si par contre ils étaient capturés ou détruits, ceux qui seraient toujours vivants, c'est dans leurs gênes auraient alors la tâche de refaire le territoire.

Les illustrations qui suivent nous démontrent comment un animal capturé ou euthanasié sera remplacé presque immédiatement tant et aussi longtemps que les sources d’alimentation sont abondantes et leurs milieux de vie respectueux.


Résultat : on se retrouve peu de temps après avec le même nombre d’animaux !



Plusieurs ratons laveurs et d'autres animaux se partagent donc le territoire
dans un environnement urbain par kilomètre carré.



Lorsqu’on retire un animal de son espace vital, on invite tous les animaux qui vivent
dans le même territoire à se battre pour occuper l’espace laissé libre.




Pour chaque animal retiré ou tué la nature est bien faite puisqu'elle va,
par le biais des femelles en gestation, refaire le territoire en les forçant à avoir de plus en plus de bébés.